Retour Rallye de Turquie 2020

Chroniques -

Retour Rallye de Turquie 2020

Nous profitons de ce moment de confinement, pour écrire un article sur la dernière chronique de Sébastien Loeb concernant le Rallye de Turquie 2020.

"236 jours ! Voilà le temps qui a séparé la dernière spéciale du Rallye Monte-Carlo et la première de la Turquie !" 

Voilà comment cette chronique commence pour un homme qui vie à cent à l'heure et qui n'a jamais passé plus d'une semaine complète à la maison depuis ses 25 ans, ses débuts.

Une motivation sans faille et intacte, et un physique tenu prêt à redémarrer. Quand Hyundai Motorsport a parlé de la Turquie, c'est avec une joie débordante que la nouvelle a été prise, malgré le manque d'expérience sur ce rallye et cette région. Tout était à découvrir contrairement à ses adversaires, mais ayant été à l'aise et assez performant sur la terre avec la i20 WRC Coupe, que ce soit au Chili et en Espagne l'an dernier, notre champion était prêt à en découdre.

Comme à ce jour nous ne connaissons pas notre programme jusqu’à la fin de l’année ou encore même pour la suite, j’avais vraiment envie de profiter pleinement de cette course. Et nous le savons tous, il n’y a qu’une solution pour s’éclater dans la voiture : être dans le coup ! Pour la première fois, j’ai pas mal travaillé les vidéos des années passées grâce à WRC+. Je n’ai jamais autant regardé de vidéos embarquées des autres pilotes de ma vie ! Je ne savais pas si ça allait être efficace mais je voulais mettre toutes les chances de mon côté.

La première satisfaction, outre le fait d’avoir été testé négatif au Covid-19 en arrivant sur place, était mon retour après les reconnaissances. La prise de notes à la vidéo semblait porter ses fruits. Pour une première, nous étions satisfaits.

Par contre que dire des spéciales ? Elles sont magnifiques, il n’y a pas de doutes là dessus, mais tellement exigeantes. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un terrain aussi cassant. A tel point qu’au premier passage du shakedown, j’ai conduit comme à mon habitude, en essayant d’être propre, le plus en ligne possible. En fait, avec ces « monstres » que sont les WRC actuelles, il ne faut pas se poser de questions : il faut être très agressif dans le pilotage pour faire des temps. A partir de ce moment, j’ai vraiment changé ma façon de piloter.

La suite de cette chronique arrive bientôt. Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter pour recevoir la notification quand elle sera publiée.


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